VOL A VOILE
COLMAR
CICVVA
03.89.41.95.03
AERODROME COLMAR-HOUSSEN
"Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
s'élancer vers les champs lumineux et sereins"
Charles Baudelaire
Bonjour et bienvenu sur ce blog pas comme les autres sur le vol à voile!
Pour prendre goût à ce loisir,
regardez toute de suite ce film
que j'ai trouvé sur You tube
et vous allez être submergé par le vol à voile,
cad le vol en planeur...
si vous ne comprenez pas l'italien, never mind,
vous allez pouvoir regarder l'élégance de cette ambiance.
Voici un des meilleures films sur le vol à voile :
La Voltige, le pendant au vol à voile
n'hésitez pas à regarder ce film aussi,
qui représente de manière majeustueuse la voltige,
Le pilote est Ferenc, un pilote hongrois, la vidéo est pris sur youtube,
ce film est le meilleur que je n'ai jamais vu sur la voltige.
ENCORE UNE LOUCHE!!!!
Voici un film de Manfred Radius sur son site :
link
http://www.radiusairshows.com/mpeg.mpg
Mais maintenant place à l'explication:
Bonjour! Voici le vol à voile vu à travers un kalaidoscope:
tel un
projecteur, nous allons regarder le vol à voile du côté, du rêve, des films, puis de côté de la technique, de l'explication, puis ça va être le tour des pilotes,
des sociologues, des poètes...
C'est pour cette raison que
vous trouverez sur mon blog
des explications sur ce qu'est le vol à voile,
et là il y en a pour tous les goûts,
mais en même temps aussi des récits de championnats
et des vols effectués.
Pour les personnes aimant la poèsie,
ou la sociologie,
il y aura des articles spécifiques,
j' ai essayé de trouver des textes avec un certain sens d'humour,
ceux qui aiment le verbe vont se regaler...
Si vous ne comprenez pas ce langage étrange des vélivoles, vous pouvez tout de même profiter des images et des vidéos.
Comme le vol à voile est un sport très visuel, sensuel, sensationnel,
j'ai tenu à vous mettre les photos de planeurs.
Le plus souvent les planeurs se trouvent en passage à la fin du vol,
à ce moment ils volent extrêmement bas et rapide,
environ 200 à 270 km/h
pour leur arrivée.
La plupart de ces photos ont été emprunté sur un site
du championnat de monde à Lüsse à Berlin,
les vidéos sont pris chez Youtube.
Je vous souhaite beaucoup de plaisir à lire et à regarder ces récits, vidéos et photos...!
nous disent les mythes,
que nous disent les artistes?
George Brassens chante:
"A partir de ce jour je n´ai plus baissé les yeux
J´ai consacré mon temps à contempler les cieux /
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus /
A faire les yeux doux aux moindres cumulus"
(L'orage)
Antoine de Saint-Exupery pense:
"Dans le ciel,
on est à l'abri de la vie,
de ses bassesses,
de ses chagrins,
on se sent pur et hors d'atteinte".
Léonardo da Vinci écrit:
"Dès lors vous aurez goûté au vol
vous marcherez à jamais sur terre
les yeux rivé vers le ciel"
Reinhard May chante:
link
"über den Wolken,
muss die Freiheit wohl grenzenlos sein,
alle Ängste, alle Sorgen,
sagt man,
liegen darunter verborgen.
und dann
würde was uns gross und wichtig erscheinen
plötzlich nichtig und klein". Reinhard May
"Au dessus des nuages, la liberté doit être sans frontières
tous les peurs, tous les soucis,
dit-on,
restent cachés dessous
et puis
quelque chose va avoir l'air important et gros,
devenir soudainement néant et petit" Reinhard May
http://www.youtube.com/watch?v=FnGuT07Y1rA
Vous avez dit passion?
Marc Lasalle, un pilote parapente essaie de mettre en mots ce que nous pouvons
ressentir en vol, ce qui nous passionne tant en vol,
ce qui nous charme tant.
Cette réflexion résonne tellement fort pour moi,
que je n'ai pas hésité
à la citer
et la placer dans mon blog sur le vol à voile!
Pour
les impatients, pour ceux qui sont venu pour les explications techniques, allez à l'article 2: "la mécanique ludique"!
Laissons parler Marc, merci Marc pour cet article tellement bien écrit!
Je quitte le Mont Veyrier et je pars en transition
vers le Semnoz.
L'air est particulièrement calme, la lumière magnifique.
Sous mes pieds, quelque 2000 mètres plus bas, défilent lentement la ville d'Annecy à ma droite et le célèbre lac à ma gauche.
Un immense sentiment de plénitude et de joie m'envahit alors et je me demande avec quels mots je vais pouvoir tout à l'heure communiquer à
mes amis mes sentiments lorsque j'aurai atterri.
Quelle parole peut-elle, sans trahir la réalité, témoigner de l'intensité de ce que nous avons l'immense privilège de ressentir
?
Je serai tenté sans doute, comme cela est souvent le cas, de mettre en avant les émotions esthétiques qui sont en effet les plus faciles à faire
comprendre : la vue sur le lac et sur les rangées de montagnes se succédant jusqu'à l'horizon était si belle,
les sillages des bateaux dessinaient de fines dentelles argentées sur l'étendue immense de l'eau immaculée du lac, tout le massif du Mont-Blanc
était éblouissant de glaciers scintillant au soleil, le survol de la ville d'Annecy était magique, etc.
Bien sûr, tout cela correspond à des émotions réellement ressenties pendant ce vol, mais est-ce bien là la source du sentiment de plénitude évoqué plus haut ?
Analyser la joie ressentie dans la pratique des sports de nature à travers la beauté de ce qui est vu me semble en fait très réducteur et
déformant. Les alpinistes gravissent-ils les montagnes avec pour objectif principal la vue qu'ils auront du sommet ? Il suffit, par exemple, de
demander aux centaines de candidats qui se pressent chaque année en espérant atteindre le sommet du Mont Blanc s'ils préfèrent atteindre celui-ci
un jour où la visibilité est masquée par le brouillard, ou bien s'arrêter, à cause de la fatigue, au Dôme du Goûter un jour de grand beau temps
avec une vue magnifique ?
Ainsi je pense que les émotions esthétiques sont bien sûr présentes et recherchées dans la pratique de nos activités sportives dans la nature,
mais elles ne constituent pas fondamentalement le moteur de notre passion, ni l'objectif premier de nos projets. Elles sont la cerise sur le
gâteau, mais elles ne sont pas le gâteau !
Quelles sont donc alors les raisons qui nous font tant vibrer ?
Le fait d'atteindre le but que l'on s'est fixé (tel parcours réussi en volant, tel sommet en montagne enfin atteint, telle voie d'escalade
réussie, etc.) est-il ce noyau constitutif de l'intensité des émotions ressenties en pratiquant telle ou telle activité ?
Nous savons bien tous qu'il n'en est rien !
Si cela était le cas et si le simple fait d'atteindre l'objectif que l'on se donne était la source de la joie que l'on éprouve,
le plaisir devrait alors être le même d'effectuer son premier grand vol en solo ou en biplace, de boucler tel triangle de 50 km en
paramoteur ou en parapente, d'atteindre le sommet du Mont Blanc à pieds ou en hélicoptère, de franchir le Col du Galibier en vélo ou en voiture,
etc.
Même si celui-ci est bien sûr important, le but lui-même n'est pas vraiment l'essentiel, et, comme pour la plupart des activités humaines, c'est
le chemin qui y mène et les moyens utilisés pour l'atteindre qui apportent le sens, le sentiment de création personnelle et la satisfaction
d'avoir réussi à faire les choix nécessaires tout au long du chemin que l'on avait choisi pour atteindre l'objectif visé.
Gandhi disait déjà : "La fin est dans les moyens comme l'arbre est dans la semence."
Alors, tout en admirant la ville d'Annecy défiler lentement sous mes pieds, je me remémore les moments qui m'ont permis d'arriver là où je me
trouve.
Une heure plus tôt, je me trouvais au décollage de Coche Cabanne à côté de La Forlaz; c'était alors la deuxième fois que je décollais à partir de
ce site. Une fois en l'air, je me souviens avoir cherché assez longtemps à prendre de l'altitude, alors que je voyais très haut au-dessus de moi
des voiles qui partaient rapidement en cross. Je sais bien qu'il faut parfois s'éloigner du relief pour trouver les bonnes ascendances.
D'ailleurs j'ai vu deux pilotes, sans doute habitués du site, décoller, partir tout droit en s'éloignant du relief, accrocher le premier
thermique rencontré et quitter les lieux par le haut juste après avoir décollé.
J'ai cherché à les imiter, mais je n'ai su ni repérer ni rester dans les ascendances et je suis retourné au relief sachant que là, même si on ne
monte pas, il est au moins facile de ne pas descendre ...
Petit à petit, j'ai quand même réussi à m'extraire de la zone de départ et à rejoindre la Pointe de la Rochette puis le Rocher du Roux. Impatient
de poursuivre, je n'ai pas fait le plafond nécessaire et je me suis engagé trop bas dans la transition vers le Lanfonnet pour me retrouver à
nouveau les pieds dans les sapins !
Cependant, tout a soudain basculé : j'ai rejoint le pied de la falaise, en deux allers-retours je me suis retrouvé au-dessus, transition immédiate vers les Dents de Lanfon puis vers le Mont Veyrier où, depuis l'altitude de 1600 m,
j'ai trouvé une ascendance incroyable, large et régulière qui m'a hissé d'un seul coup à la vitesse de six mètres par seconde jusqu'aux barbules à 2500 m, d'où je suis parti en transition vers le Semnoz pour essayer de boucler le tour du Lac (que je ne réussirai d'ailleurs pas ce jour-là, mais ceci est une autre histoire ...).
En me rappelant ainsi ce début de vol, il devenait clair que l'intensité de l'émotion ressentie venait précisément de ce qui s'était passé avant :
difficultés rencontrées au début du vol, puis,
à force de motivation et de patience,
réussite dans la phase initiale,
suivie elle-même d'une grande impression de facilité
au fur et à mesure que le vol se déroulait.
J'avais réussi à utiliser mes modestes
compétences techniques
pour me diriger vers l'objectif que je m'étais fixé.
Cette superbe transition entre Veyrier et Semnoz constituait ainsi
en quelque sorte l'aboutis- sement
et la concrétisation de l'énergie
et de la motivation qui avaient nourri le début du vol.
Comme pour l'alpiniste atteignant le sommet désiré ou le grimpeur franchissant enfin le passage difficile qu'il convoitait, je pense que le
sentiment profond ressenti est bien davantage de l'ordre de la conquête plutôt que de celui de la
contemplation.
Il ne faut pas prendre le mot de conquête dans le sens d'imposer par la force quelque chose, mais bien plutôt
dans celui d'appropriation ou de maîtrise.
Les alpinistes parlent bien de conquérir les montagnes
(cf. "Les conquérants de l'inutile" de Lionel Terray),
et le terme de conquête correspond bien quelque part
à la nature profonde de l'émotion vécue.
Il est clair que l'intensité des émotions n'est pas liée au niveau du pilote,
mais bien au contraire aux circonstances et aux motivations de chacun.
Un premier grand vol peut laisser un souvenir aussi impérissable
qu'un titre de Champion du Monde ou un cross de 200 km,
bien que les chemins qui mènent
à ces différentes situations soient quelque peu différents !
Le parapente (et le vol à voile ;-)) ) est un sport magique
qui a l'immense mérite
de proposer de multiples facettes selon les motivations et les goûts de chacun :
vols tranquilles en local sur site,
vols de durée en dynamique,
vols de distance,
vols en bord de mer,
vols de plaine,
compétitions,
records,
voltige, ...
A chacun le chemin qui lui convient et qui lui permettra de savourer les joies
associées à son type de pratique.
De plus, le renouvellement des émotions est constant, car un vol est toujours une expérience nouvelle :
l'aérologie, le contexte, la présence des amis ou pilotes de rencontre, sont autant de facteurs qui évoluent et se renouvellent et
qui font de chaque vol un projet neuf à vivre.
Des amis non pilotes me demandent souvent si je ne trouve pas monotone de faire ce qu'ils appellent "toujours les mêmes vols".
Je crois qu'ils n'ont pas vraiment compris la nature profonde de notre passion.
Autant demander à un marin si la mer est monotone et toujours la même !
Pour répondre à la question que je posais au début de cet article : "que dire à mes amis pour leur communiquer les raisons de ma joie?",
cela dépendra de ceux avec lesquels j'aurai à communiquer. Je dirai sans doute à ceux qui ne sont pas pilotes combien la vue sur le lac
était superbe et la lumière magnifique.
A mes amis pilotes, je sais que je pourrai utiliser un jargon technique hermétique pour les autres : force des ascendances, vitesse de montée,
son du vario, transition, barbules, turbulences, comportement de la voile, etc.
Chacun de ces deux discours contient une parcelle de vérité et éclaire la réalité selon un aspect particulier.
Mais il est possible également de trouver des phrases plus courtes qui synthétisent notre passion et qui laissent les portes ouvertes à de
multiples interprétations possibles. Je vous propose par exemple celle-ci : "On est si bien là-haut ....".
De : Marc Lassalle
Du 31/03/2003
http://www.experience-parapente.com/cadre.php?contenu=http://www.experience-parapente.com/recits/recit.php?id=1
http://www.dailymotion.com/video/x15czc_swiss-air-force-patrouille-de-suiss_extreme
e part un planeur peut rester en air parce qu'il trouve des
ascendances dans le ciel.
vertical et horizontal
sous le terme générique de vol orographique.




